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PVT Canada : et si je tombe malade ? Retour d’expériences !

Tomber malade en PVT : l’angoisse numéro 1 de certains pvtistes ! Eh bien rassurez-vous, je me suis dévouée pour vous faire un retour d’expériences (oui oui, il y a bien un “s” à expériences) à Montréal puis à Vancouver.

Être malade au Québec

Si vous êtes installé.e dans la province, vous le savez sans doute : les pvtistes ne sont pas éligibles pour avoir la RAMQ (équivalent de la sécurité sociale française). Ce qui veut donc dire que si vous êtes malade : ce sera à vous de payer les frais. À noter : certaines entreprises proposent des assurances mutuelles à leurs employés, parfois elles permettent de réduire les coûts. Aussi, en cas de cas grave (hospitalisation), n’hésitez pas à appeler votre assurance avant si vous le pouvez. Je sais que certaines proposent de se mettre en relation avec l’hôpital pour gérer vos frais.

Au Canada, oubliez également l’idée d’aller chez le médecin “comme en France”. Les médecins de famille sont plutôt inaccessibles et dans certaines provinces la liste d’attente pour en avoir un dépasse les 3 ans. Mais heureusement, des alternatives existent et sont très bien aussi. Ici, on appelle ça les “walk-in clinic” : ce sont des centres médicaux où plusieurs médecins reçoivent les patients. C’est tout pareil, sauf que vous n’aurez pas un médecin qui pourra vous suivre dans le temps.

Combien ça coûte ?

La phase douloureuse. Peut-être même plus que votre maladie en elle-même. Pour une consultation de 10 minutes, j’ai payé 180$ (la clinique la moins chère que j’ai trouvée). Pour les médicaments qui suivaient, une vingtaine de dollars. C’était “juste” un phénomène passager viral, mais qui a duré plus de 5 jours. J’ai vraiment attendu d’être en souffrance pendant plusieurs jours avant de consulter, justement pour éviter de sortir mon porte monnaie (NDLR : le mauvais raisonnement : la santé passe avant tout mes amis).

En tant que PVTistes, vous êtes obligés d’avoir une assurance de santé pour débuter votre PVT au Canada. Et c’est précisément à ce moment-là qu’on est contents d’avoir donné tellement d’argent pour nous lier à eux : ils vont nous rembourser nos frais médicaux. Alors, je ne peux pas parler pour celles que je ne connais pas, mais pour ACS, ils m’ont remboursée intégralement, ça a juste pris un peu de temps. Je vous conseille donc d’avoir quand même pas mal d’argent de côté “au cas où” pour ne pas être en difficultés en attendant le remboursement. Attention, ceci est valable s’il s’agit d’une “urgence médicale” qui vous pousse à consulter. Si vous avez besoin de faire un check up, ils ne rembourseront pas ces visites “de confort”. Ah oui, il faudra aussi perdre l’habitude du “secret médical” français dans votre relation avec l’assurance, ils vous demanderont : les symptômes, le diagnostique et les médicaments prescrits.

Être malade en Colombie-Britannique

En C-B, vous avez droit à la MSP (Medical Service Plan). La Province vous considère comme résident qui vous habitez ici plus de six mois et que vous y travaillez. Donc en PVT, demandez la MSP ! En plus, à partir du 1er janvier 2020, il n’y a plus de cotisation, elle vous sera donc délivrée gratuitement et vous couvrira énormément pour tous les tracas de santé.

Retour à mon parcours : comme j’avais testé le virus au Québec, je me suis dit que je pourrais tester quelque chose de plus costaud ici. J’ai donc contracté un virus dans l’œil gauche, qui s’est transformé en une uvéite.

Quand tu as une maladie que tu ne connais pas, dans une région où tu ne connais rien du service médical… C’est un peu angoissant. Quand j’ai commencé à avoir des douleurs, je me suis dit que c’était la fatigue. Ou un trop plein d’écrans. Le lendemain, après une journée de travail riche, je suis rentrée épuisée. Le surlendemain je ne pouvais plus ouvrir l’œil. Résumé du parcours :

  1. J’ai commencé par voir un médecin en walk-in clinic (idem, je n’ai pas encore de médecin de famille ici)
  2. Ce dernier ne pouvant faire de diagnostique précis, il m’a envoyée en urgence ophtalmique. Précision : vous ne pouvez pas toujours consulter un spécialiste directement. Il faut d’abord voir un médecin généraliste, qu’il vous dise “ok je ne peux rien faire pour toi” et qu’il t’envoie chez le spécialiste X.
  3. En urgence ophtalmique, je rencontre un super médecin qui me prend en charge.
  4. Rendez-vous de suivi 1 jour après un traitement à forte dose
  5. Rendez-vous de suivis toutes les semaines ensuite

Combien ça coûte ?

Cette maladie est très dangereuse pour la rétine et peut, mal soignée, endommager très gravement la vue et l’œil en général. J’ai donc eu un suivi extrêmement précis et rigoureux et j’étais prête à tout payer pour sauver mon œil. Au total, je compte 8 rendez-vous médicaux en un mois.

Je n’ai rien payé, pour aucun de ces rendez-vous. Vous avez bien lu. Si j’avais été au Québec, je n’imagine pas comment j’aurais pu sauver ma santé. A presque 200$ le rendez-vous chez un généraliste, je n’imagine pas le prix d’une consultation d’un spécialiste. Je pense que j’aurais été remboursée par l’assurance, mais au bout de combien de temps…?

Donc je le répète : si vous vous installez dans une ville au Canada (hors Québec), renseignez-vous bien sur les plans médicaux provinciaux qui peuvent peut-être vous accompagner. De manière générale, être malade dans un pays qu’on ne connait pas bien, c’est stressant, mieux vaut éviter d’être angoissé.e sur le côté financier en plus :)

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