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Etre famille d’accueil pour la SPCA !

La ronrothérapie, la calinothérapie et la félinothérapie. Trois termes (dont un seul officiel) qui apaisent et nous font nous sentir bien. À Paris, notre espace de vie était trop petit pour adopter un compagnon poilu. En arrivant à Montréal, on a gagné quelques mètres carrés et un meilleur agencement de notre appartement. Pour autant, nous ne voulions pas nous engager sur du long terme en venant à peine d’arriver… La solution idéale ? Être famille d’accueil pour la SPCA de Montréal !

Comment ça marche ?

La SPCA garde des animaux abandonnés et parmi eux, il y en a des malades. Les vétérinaires du centre les diagnostiquent, les soignent et les mettent au programme d’adoption quand ils sont en pleine forme. Malheureusement, les équipes ont beaucoup de travail et les places viennent à manquer (faut-il vraiment rappeler que lorsqu’on adopte un compagnon, c’est pour toute la durée de sa vie ?). C’est à ce moment-là que le programme des familles d’accueil intervient.

Une fois notre candidature acceptée, les équipes nous ont contactées en nous proposant un rendez-vous pour récupérer des petits félins. En l’occurrence, deux chatons (4 et 6 mois) qui avaient une légère rhino. Notre travail ? Les recueillir chez nous, vérifier que la rhino n’empire pas et prendre soin d’eux.

Une fois que les traitements sont terminés, que les chats sont en pleine forme, ils repartent à la SPCA et sont dans le programme d’adoption. Ils sont prêts à rejoindre leur famille définitive.

Quelles sont les responsabilités ?

Il faut être prêt à se déplacer à la SPCA. À Montréal, c’est très facile : elle est proche de la ligne orange du métro. Dans le cas des deux petits chatons par exemple, la rhino s’est aggravée. Nous avons donc dû faire quelques allers/retours pour les faire ausculter, soigner, puis faire un suivi régulier avec les vétérinaires.

Bien entendu, si vous gardez un chat malade, il faut lui prêter de l’attention et lui délivrer les médicaments fournis par le refuge. À noter qu’un animal malade guérit beaucoup plus vite s’il n’est pas stressé, qu’il reçoit les soins appropriés et de l’affection.

Il faut aussi être prêt à partager votre chez-vous. Oui, un chaton est vraiment « cute » comme disent les québécois. Mais il ne faut pas oublier qu’il fera peut-être ses griffes sur le canapé, qu’il prendra votre place sur vos fauteils et qu’il fera peut-être parfois à côté de sa caisse… La patience est donc de mise : il faut être prêts à s’adapter à son rythme et à son mode de vie. En échange, il vous donnera énormément d’amour, de câlins de rires même et il vous montrera une réelle reconnaissance !

Et financièrement ?

Pour cette partie, cela dépend des équipements qu’on a chez nous. Dans notre cas, nous n’avions pas de chat, nous avons donc acheté des gamelles, un bac à litière et quelques jouets. Ça fait un petit investissement (environ 25$ le tout), mais il faut le prévoir au budget. De même, si vous êtes en manque de croquettes et/ou de pâtée lorsque vous gardez des animaux, la SPCA vous demande de racheter les mêmes que ce qu’ils vous ont fourni. Ça permet aux chats de ne pas être perturbés plus que nécessaire et donc d’avoir une continuité dans l’alimentation.

Et nous, est-ce qu’on le recommanderait à quelqu’un ?

Sans hésiter ! Les chat(on)s nous apportent beaucoup de joie et d’amour dans l’appartement. C’est fou comme la ronrothérapie fonctionne, on se sent plus sereins, confiants, joyeux… On voit qu’ils sont heureux, on sait qu’on aide le refuge : tout le monde y gagne !

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