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*10 mois au Québec*

Est-ce qu’on est à la bourre dans la rédaction d’articles par ici ? Oui tutafé. Voilà quatre mois de plus depuis notre bilan des six mois au Canada. 4 mois, qui ont été très… Étranges dirons-nous. On vous raconte? On vous raconte!

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Qu’est-ce qui a changé depuis le premier bilan?

Eh bien honnêtement, en « surface », pas grand chose. Nous habitons toujours à côté du Marché Jean Talon et Dahdjim cherche un post doctorat. Il a le droit de travailler sur le sol canadien depuis février, donc en attendant, il a trouvé un job alimentaire. Il y fait ses armes dans l’apprentissage du québécois, rencontre beaucoup de gens et travaille fort pour que le vent tourne pour lui. De mon côté je suis toujours employée dans une compagnie de théâtre jeune public. Mon apprentissage du québécois est en constante évolution, mais je trouve que je m’améliore : je comprends « toute de c’que disent mes collègues » et je « pogne ben toutes les expressions ». J’ai toujours des grands yeux paniqués face à des nouvelles phrases étranges (exemple : tu sais-tu ce que c’est que d’avoir « de la broue dans l’toupette » toi ? Si non, c’est qu’il va falloir que je vous raconte tout ça dans un article prochainement) mais je m’entraîne.

Si je dis qu’en « surface », les choses n’ont pas beaucoup évoluées, c’est qu’en profondeur, ça bouge. Je vais vous teaser un peu, mais je pense que le bilan des 1 ans au Canada/Québec sera intense (la nuance entre Québec et Canada est importante ici !).

Notre plus grand changement, c’est sans aucun doute l’arrivée de notre chaton dans nos vies. Nous avons décidé d’adopter Tala, une petite chatte de deux mois aux grands yeux et aux grandes pattounes. Nous rêvions d’adopter un petit compagnon depuis très très longtemps (c’est aussi pour ça que nous étions famille d’accueil pendant un temps). Mais cette fois, nous avons décidé de réaliser ce rêve, et oh combien on a eu raison ❤ Si vous nous suivez sur Instagram, je vous ai bombardé de photos et stories d’elle… Mais franchement, comment peut-on résister à cette bouille?

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Qu’est-ce que nous avons découvert de plus ?

Que l’hiver s’arrêtait un jour

Je vous écris depuis mon appartement où il fait 32°C, avec un ventilateur qui souffle de l’air chaud et l’humidité qui fait coller mes vêtements… JE RÊVE DE NEIGE.

En réalité, on savait en venant ici que les deux saisons hiver/été étaient extrêmes. L’hiver est rude oui, mais il est surtout très très long. Nous avons eu de la neige au sol jusqu’au 8 avril et des chutes de neige jusqu’en fin avril. Les mois de mai et juin étaient pluvieux et froids. Il nous arrivait de frôler les 5 degrés le matin. Et puis subitement, à partir du 20 ou 25 juin, nous avons eu l’été caniculaire et, depuis, nous avons de très belles journées, mais aussi très (trop) chaudes.

Contrairement à la France, ce qui est important ici ce n’est pas la température indiquée, mais la ressentie. En hiver, le ressenti correspond au vent qui vient « freezer » nos os. Quand on dit qu’il fait « -36 », il fait souvent « que » -25, mais le vent donne un ressenti de -36. L’été, c’est l’inverse. La température affiche 30°C dehors, on se dit que ça va, que c’est « doux », mais c’est l’humidité qui fait la loi (la même que dans les serres tropicales, celle qui fait perler le front et coller les vêtements. Un délice!). Donc le ressenti atteint parfois 43°C.

Des beaux lieux

 

Mi-avril,  nous sommes partis en Mauricie. C’est une région magnifique à environ 3h de Montréal. Là-bas, en avril, la neige était bien présente et nous avions jusqu’à 1m en forêt. Nous en avons donc profité pour marcher sur des lacs gelés, goûter au sirop d’érable fraîchement récolté de l’arbre* et nous nous sommes promenés sur les chemins gelés. Un rêve d’enfant pour quelqu’un qui aime autant la neige que moi.

*Le sirop d’érable n’est pas récolté toute l’année. Il y a le « temps des sucres » qui dure plus ou moins 4 semaines en fin mars – fin avril. La saison est aléatoire, car elle dépend du froid qu’il fait. Au moment des dernières grandes chutes de neige, l’arbre fait redescendre la sève dans ses racines pour sortir de l’état de dormance. C’est cette sève que nous collectons pour la transformer en sirop d’érable.

Il y a quelques semaines, nous avons découvert une autre région du Québec : Les laurentides. A deux heures de Montréal en voiture, la Nature y est magnifique, revigorante et parfaite l’été. De nombreux lacs permettent de se rafraîchir pour éviter la chaleur écrasante de la ville. Ici, un village de montagne, « Mont-Tremblant » d’où partent des pistes de ski, de raquette et de moto-neige.

Montréal l’été, et ses activités

Comme nous le disions, l’hiver est si long et l’été passe tellement vite qu’on a l’impression que toute la ville se dépêche d’en profiter. Les gens sont tous dehors, tout le temps. Les festivals s’enchaînent à une vitesse folle, les automobilistes échangent leurs « chars » pour des vélos et l’ambiance est nettement plus relaxe. Si la ville se transforme en village de montagne l’hiver, elle a des couleurs de ville balnéaire l’été. Deux visages complètement opposés, et tellement charmants l’un comme l’autre. Nous avons profité des vélos de la ville (Bixi) et nous parcourons le plus de distance possible avec. Les ruelles sont souvent équipées de pistes cyclables et les voitures font vraiment attention à nous (coucou Paris, tes chauffards ne me manquent pas trop). En plus, on parcourt le tout dans des rues vertes, calmes, sans trop de pollution. Que demander de plus?

Cet été, nous n’avons pas chômé puisque nous avons fait : le festival de Jazz, Montréal complètement cirque, le festival Juste pour rire (avec des humoristes québécois où on a -presque- tout compris : quand je vous dis qu’on devient des pros !), le festival international des Nuits d’Afrique (de loin mon préféré), le festival des feux d’artifices et un match de Football américain. Ah oui, et les festivals sont gratuits ici : la culture envahit les rues, offre des ambiances féériques et on en prend plein les yeux et les oreilles juste en changeant de rue… Suis-je retombée amoureuse de Montréal ? Oui, certainement. Et les couchés de soleil complètement dingues sur la ville ne m’aident pas à résister…

 

On se donne rendez-vous dans seulement 2 mois, pour le bilan de la première année au Canada?

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1 Comment

  • Reply
    Le choc culturel, késako ? | World Wild Travellers
    9 septembre 2019 at 13 h 17 min

    […] notre les bilans de nos six et dix mois au Canada, il est temps de parler d’une phase peu joyeuse que traversent parfois les […]

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