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1 an au Québec

Bon eh bien voilà… Nous y sommes : 1 an au Québec ! Dans cet article « bilan de première année », nous avons décidé de vous raconter en toute transparence ce que nous avons vécu. Nous y aborderons ainsi les bons côtés, mais aussi les plus difficiles. Et on ne va pas se mentir : c’est première année à été « though » (cf : notre article sur le choc culturel).

1 an au Québec, qu’est-ce qui a été difficile?

De nature optimistes, on préfère commencer cet article sur le plus difficile : ça nous permettra de terminer avec une big news (teaser, toujours) et de finir sur le meilleur, pour ne pas avoir de rancoeur quant à cette expérience.

La job

En s’installant ici, on savait qu’il y avait un risque pour qu’on ne trouve pas tout de suite un job dans nos domaines. Naïvement, on pensait qu’avec un diplôme international (le « PhD – le doctorat »), Dahdjim serait plus tranquille qu’Élodie. Le hasard, le timing ou simplement la (mal)chance ont fait qu’Élodie a trouvé très vite et que Dahdjim non. Passé les premiers mois de recherches, la lourdeur et la difficulté de la recherche arrive vite. Le job alimentaire, ça va 5 minutes, mais on ne se cachera pas qu’avec 9 ans d’études post-bac, on espère et attend un peu plus… Donc cette difficulté là est sans doute un des obstacles les plus difficile que nous ayons à vivre actuellement. Non seulement cela impacte notre qualité de vie par le salaire qui entre, mais cela joue énormément sur notre moral. Heureusement, des fenêtres s’ouvrent actuellement et les choses semblent bouger… Wait and see!

Le racisme

En 1 an au Québec, il y a forcément eu des mauvaises rencontres. Il y en a eu des merveilleuses, mais on a dit qu’on commençait par le pire ah ah! Ce qu’on entend par « mauvaises rencontres », ce n’est heureusement rien de dangereux physiquement, rien de « grave ». Non, les mauvaises rencontres, ce sont celles qu’Élodie a faites aux mois de mai et juin. Ces mois-ci, le karma n’était pas de la partie et la vie lui a mis des personnes bien (BIEN) racistes sur sa route.

Alors attention, nous allons préciser tout de suite : oui, le racisme existe malheureusement partout dans le monde. Nous le savons et nous en sommes conscients. Nous ne dirons jamais au grand jamais que « Les Québécois » sont racistes. Absolument pas. Nous disons simplement que nous sommes tombés sur des mauvaises personnes et que cette expérience a joué négativement dans notre installation québécoise.

Pour exemple, je ne citerai que quelques-uns des cas rencontrés ces derniers mois :

1 – Quand Élodie laisse ses coordonnées pour un appartement. La personne rappelle, laisse Élodie parler quelques secondes, lui coupe la parole pour lui demander : « Es-tu française? » (question illégale au passage). Lorsqu’Elodie répond positivement, la personne lui raccroche au nez en disant « Ah dans ce cas, ça nous intéresse pas ».

2 – Élodie assiste à une conférence / une rencontre professionnelle sur la diversité sur la scène culturelle. Dans un groupe de 15 personnes, une première dame d’une quarantaine d’années se tourne vers une personne née en Afrique, arrivée ici à l’âge de 2 ans et lui dit : « C’est vrai que je n’ai pas tendance à vous appeler des québécois vous autres ». Tu es choquée? Alors attends, la suite est bonne aussi. Une autre dame de ce groupe, même tranche d’âge (voir un peu plus jeune), continue la séance de travail en disant : « J’ai préféré travailler avec une noire (aïe) qu’avec ces osties de français qui ne comprennent rien à notre culture (aïe aïe)« .

Je m’arrêterai là, je ne décrirai pas tout, parce que je préfère aussi en oublier. En 1 an au Québec, je pense que ces quelques exemples sont suffisants pour vous expliquer pourquoi cette expérience est un peu teintée de négatif pour nous..

 

L’immobilier

Ce qu’il est important de savoir, c’est que Montréal connaît une importante crise du logement. Ainsi, on cherche un appartement depuis au minimum 6 mois, mais sans succès. Alors oui, on trouve des appartements géniaux, dans notre budget et avec nos critères, mais on arrive souvent trop tard de quelques minutes… En effet, la règle au Québec est simple : en théorie, premier arrivé = premier servi. Donc en ce moment, sur les groupes facebook dédiés au logement montréalais, il faut souvent arriver moins de 10 minutes après la publication de l’annonce. J’ai déjà été 3e dans la liste d’attente en signalant mon intérêt seulement 3 minutes après la publication. Donc vous voyez le genre?

 



Ce qu’on a adoré

Le rythme de vie

Bon, assez de négatif: passons au positif. Un 1 an au Québec, nous avons eu la chance de vivre des choses extraordinaires aussi. Même si Montréal nous a mis pas mal d’épreuves dans notre installation, nous adorons cette ville. La balance entre vie professionnelle et vie personnelle généralement importante ici. Les québécois que j’ai rencontrés étaient attentifs aux préventif au niveau de la santé. Et si je fais le lien entre les deux idées, c’est que souvent mon employeur m’a rappelé à quel point c’est important de bien quitter son travail à l’heure pour profiter, avoir du temps pour soi, pour être en bonne santé mentale. Donc je dirai que de ce côté-là, c’est une belle découverte. Nous ne généraliserons pas à tous les employeurs et encore moins au Canada tout entier, mais cette expérience là est vraiment chouette. Je commençais mon travail à 8h30 et à 16h30 tapante je le quittais. De quoi profiter de la fin de l’après-midi, d’avoir du temps pour boire un verre en centre ville, de profiter des parcs, etc.

Le cadre de vie

En quelques mots : plein plein plein d’arbres dans toutes les rues. Tu veux te rendre compte du nombre d’arbres à Montréal? Tu peux cliquer ici, c’est fou. Et puis, on pourrait aussi vous dire qu’en 2h on est au fin fond des bois, sans personne autour et avec simplement le bruit de la Nature. Le camping est aussi un art de vivre que nous avons adoré. Mes collègues partaient régulièrement camper, avec plein de conseils d’experts à me donner… Bref : les activités « outdoors » sont primordiales ici, et ça, on adore. Bientôt, on vous proposera un article sur le camping avec un chat (oui oui, nous avons campé avec notre chaton!).

La tolérance

Oui,  je vous vois venir : euh, « tolérance » et « racisme », tu sais que ça ne va pas ensemble?? Oui, je sais. Et pourtant, je l’affirme : je trouve qu’il y a une grande tolérance sur certains sujets ici… Je trouve ça admirable comme la tolérance envers les communautés « LGBTQ+ » est forte. À l’heure où je sais que les actes homophobes augmentent en France, je puise dans toute cette tolérance ici pour ne pas avoir des accès de panique en voyant un monde qui devient fou.

La personnalité

Là aussi, j’observe, j’apprends et j’essaye de reproduire la tolérance qu’il y a envers toutes les sortes de personnalités. J’admire sincèrement comme le jugement contre l’autre est amoindri. Le seule exemple qui me vienne en tête ? C’est le mien. En France, on m’a dit que j’avais une personnalité « effacée ». Je suis en effet l’exact opposé de l’exubérance. En arrivant ici, je pensais qu’il fallait que je corrige cela et que je cherche à être « plus » ou « moins » quelque chose. Dès la première semaine, mes collègues ont su me donner confiance en moi. Ils m’ont tout de suite dit « ne change rien et reste comme tu es ». Et sérieusement : qu’est-ce que c’est agréable. En 1 an au Québec, j’ai donc beaucoup appris sur moi, sur mon hypersensibilité, sur ma manière d’agir face à des situations stressantes. Et le meilleur ? C’est que depuis que je n’essaye plus d’être « plus » ou « moins » quelque chose, je me découvre vraiment moi, et croyez-moi, c’est si agréable.

 


Et pour cette 2e année de PVT alors?

On prend les mêmes personnes, mais on change tout.

Nous déménageons à Vancouver dans 3 jours. Oui, ça peut sembler brutal, et croyez-moi : ça l’est. Comme vous l’aurez compris après ce bilan de première année, ce 1 an au Québec aura été difficile parfois… Voir extrêmement brutale, perturbante, choquante pour certaines semaines, voir mois. Ensemble, nous avons donc eu l’idée de bouger dans l’ouest pour essayer autre chose. Cette idée, elle a commencé à trotter dans notre tête en mai / juin. En gros, quand Elodie a entendu des phrases trop extrêmes et que la recherche d’appartement devenait invivable et irréalisable.

Entre mai et aujourd’hui, on pourrait croire qu’il s’est passé beaucoup de temps, mais en fait, on a l’impression que s’est allé très vite. Début septembre, Elodie a vu une offre pour un poste de conseillère à la communication du Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique. Idéalement, on se voyait déménager en début janvier (« tranquillement »). Elodie postule, la semaine qui suit elle passe une entrevue par visioconférence et le lendemain, une offre d’emploi l’attend pour le 1er novembre. De là, tout va très vite. Il faut qu’on trouve quelqu’un pour reprendre notre bail, nos meubles… Il faut aussi trouver un logement temporaire sur place, les prix de Airbnb sont excessifs… À l’heure actuelle, nous sommes dedans, donc on va éviter d’écrire sur le sujet pour ne pas vomir le stress par nos mots. Mais c’est promis, si ça vous intéresse, on pourra écrire un article dessus et sur les étapes du déménagement.

Donc comme on dit : stay tuned, seconde année de PVT, on est prêts !

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